AccueilCommuniquéPrésentation de la 5e caravane solidaire dans le cadre de la campagne « Des barrages hydroélectriques qui ne font pas l’unanimité »

Présentation de la 5e caravane solidaire dans le cadre de la campagne « Des barrages hydroélectriques qui ne font pas l’unanimité »

– Les 26 et 27 mars 2010 aura lieu à Montréal le colloque « Plan Nord, Plans Sud : mêmes menaces –  Mines et barrages hydroélectriques dans les Amériques»
– La Caravane solidaire fera une tournée d’environ 10 villes au Québec et sera formée d´une délégation de représentants de groupe de résistance au Mexique dont les communautés sont affectées par des mégas-projets de développement
– Plus d’une trentaine d’organisations à travers le Québec participent à cette initiative

 

MONTRÉAL, le 4 décembre 2009. – Cette année, le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) a choisi de concentrer son action sur les impacts des méga-barrages hydroélectriques sur les droits humains en Amérique latine. À cet effet, une délégation de deux représentants de groupes de résistance dont les communautés sont affectées par des mégaprojets de développement témoigneront de l’expérience vécue par leur communauté et contribueront à la réflexion du public québécois et canadien sur ce sujet.

Plus d’une trentaine d’organisations à travers le Québec participent à cette initiative dont des écoles secondaires, cégeps, universités, groupes de recherche universitaires; organisations syndicales, environnementales, de coopération internationale et communautaires.

Dans le cadre de la Campagne « Des barrages hydroélectriques qui ne font pas l’unanimité », la 5e édition de la Caravane Solidaire prévoit une tournée d’une dizaine de villes au Québec afin de sensibiliser le public québécois à la problématique et de l’inviter à s’engager dans des pistes d’actions concrètes.
La tournée se déroulera pendant deux semaines au mois du mars, lors de laquelle se réaliseront des activités de sensibilisation, ateliers et conférences qui auront lieu dans des institutions d’enseignement (universités, cégeps et écoles secondaires) ainsi que dans des lieux publics tels que cafés et centres communautaires.

De plus, les déléguéEs participeront à des rencontres de concertation avec des acteurs communautaires (organisations syndicales, organisations de coopération internationale, et députés, entre autres) afin d’obtenir éventuellement un appui concret en développant un réseau de solidarité.

Quant à l’importance de faire connaître ce sujet à la population québécoise, Marie-Dominik Langlois, coordonnatrice du CDHAL affirme que « Les mégaprojets de développement comme les projets miniers ou les barrages hydroélectriques obéissent aux politiques économiques néolibérales, dont seules les grandes entreprises transnationales bénéficient. Ce genre de projets occasionne d’importantes conséquences sur les populations autochtones et communautés locales comme le déplacement forcé des populations, la destruction et dégradation de l’environnement et affecte l’identité culturelle garante de la survie des populations locales autochtones ou paysannes. Aussi, on assiste à un accroissement de la violence, tant au niveau étatique (actes de violence commis par les forces de l’ordre, militarisation ou para-militarisation des régions affectées) que privé (investisseurs privés qui protègent leurs intérêts économiques, notamment par le biais de milices privées).»

La Caravane se terminera à Montréal par le colloque « Plan Nord, Plans Sud : mêmes menaces –  Mines et barrages hydroélectriques dans les Amériques » portant sur les conflits liés au développement et les luttes pour l’autodétermination des peuples dans les Amériques, qui aura lieu les 26 et 27 mars 2010. Cette événement se fera en collaboration avec la Coalition sur les impacts socio-environnementaux des transnationales en Amérique latine, Développement et paix, la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) de l’UQAM, le Réseau québécois d’échange sur les questions autochtones DIALOG et Fondation rivières.
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Contact presse
Marie Dominik Langlois

Coordonnatrice

Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL)

marie-do@cdhal.org

514 387 5550

 

Julie Sabourault

Chargée de projet – Campagne : des barrages hydroélectriques qui ne font pas l’unanimité caravane@cdhal.org

514 387 5550

 

INFORMATION COMPLEMENTAIRE
Le rapport final de la Commission mondiale des barrages, soumis en Novembre 2000, faisait état des diverses violations des droits humains (économiques, sociaux et culturels), ainsi que des coûts sociaux et environnementaux de la mise en place des barrages. D’après ce document, à l’échelle mondiale, c’est entre 40 et 80 millions de personnes qui auraient été déplacées à cause des barrages.
Voir : Barrages et développement. Un nouveau cadre pour la prise de décisions. http://www.unsgab.org/docs/biblioteca/IV-7_overview_fr.pdf
Le projet hydroélectrique « Paso de la Reina » lequel serait construit dans la localité de Rio Verde, une région côtière dans l’ouest de l’état de Oaxaca, au Mexique était annoncé officiellement le 24 mars 2006 par la Commission Fédérale d’Électricité (CFE). La population touchée directement par ce projet s’élèverait à 17 mille personnes, tandis que ceux affectés indirectement seraient de 97 mille personnes. Cette population est constituée d’environ 40 communautés paysannes et autochtones, lesquelles sont dépendantes de l’agriculture de subsistance.
Pour en savoir plus sur ce sujet, visitez le site: http://pasodelareina.org/index.php?option=com_content&view=article&id=62:presas-en-la-costa-oaxaquena&catid=48:proyectos&Itemid=61