Bulletin du CDHAL (Rencontre internationale des Peuples « Berta Cáceres est vivante »)

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13 avril

Aujourd’hui commençait la Rencontre internationale des Peuples « rencontre-des-peuples-01Berta Cáceres est vivante » à Tegucigalpa, au Honduras, où des centaines de personnes se sont réunies afin d’exiger justice pour Berta, mais surtout, pour crier haut et fort leur opposition ferme et combative face au dépouillement du territoire, à la criminalisation des défenseur.e.s de la terre et des droits humains, à la répression, aux assassinats et aux investissements étrangers et nationaux qui s’imposent en Amérique latine avec des projets de mort, saccageant les communautés vivant sur les territoires qu’ils convoitent.

Les participant.e.s sont venu.e.s de tous les coins du continent américain, notamment du Mexique, du Guatemala, du Salvador, du Nicaragua, du Brésil et de toutes les régions du Honduras. Des représentant.e.s d’organismes de droits humains italiens, espagnols, allemands, entre autres, étaient également présent.e.s afin de s’articuler autour d’une lutte commune contre le néolibéralisme et pour discuter et s’inspirer des différentes stratégies de résistance qui ont lieu partout sur le continent. Une délégation canadienne s’est également rendue sur les lieux formée par Mary Jane Hannaburg, représentante de la Nation Mohawk auprès de l’organisme Femmes Autochtones du Québec, Bev Sellars, de la Nation Xat’sull de Colombie-Britannique, Catherine Martin, femme Mi’kmaw de la Nation Millbrook en Nouvelle-Écosse, cinéaste, Catherine Morris, directrice de recherche chez Lawyers Rights Watch Canada, Maggie Padlewska, vidéo-journaliste, Grahame Russel, directeur de l’organisme Rights Action et Amelia Orellana de l’équipe du CDHAL.

rencontre-des-peuples-03La rencontre a commencé  par une cérémonie spirituelle, au son des tambours traditionnels Garifuna qui a été suivie par des prises de parole, notamment les filles de Berta qui ont affirmé que leur mère vivait mille fois à travers leurs voix, de Miriam Miranda, leader Garifuna et membre de OFRANEH (Organisation fraternelle noire hondurienne) ainsi que d’autres personnalités importantes des mouvements sociaux honduriens. En après-midi, les participant.e.s se sont réuni.e.s au sein de divers groupes de travail thématiques : extractivisme et militarisation, défense du territoire, éducation et communication populaire. Ces discussions ont permis aux participant.e.s de parler des luttes vécues par leurs communautés, de leurs stratégies de lutte et de réfléchir ensemble aux façons de s’unir dans un projet commun émancipatoire.

Demain, le 14 avril, après une plénière au cours de laquelle tous les points et aspects soulevés en sous groupes seront présentés, tous et toutes s’uniront afin d’entamer une grande marche en hommage à Berta et en solidarité avec la lutte du COPINH et de tou.te.s les défenseur.e.s de la terre et de la vie qui subissent les attaques des projets de « développement ». Nous pouvons dire plus que jamais qu’ils n’ont pas réussi à tuer Berta, ni Nelson, ni aucun des défenseur.e.s de la terre au Honduras et ailleurs en Amérique latine. Ils étaient aujourd’hui plus forts que jamais à travers les voix qui se sont levées.

Berta vive, la lucha sigue!