AccueilNouvellesL’entreprise minière canadienne Torex Gold Ressources Inc. est responsable de violence à Guerrero

L’entreprise minière canadienne Torex Gold Ressources Inc. est responsable de violence à Guerrero

Dans la municipalité de Cocula dans l’état de Guerrero, la minière Canadienne Torex Gold Ressources INC., avec à sa tête Fred Stanford, pratique des techniques d’extractions d’or et d’argent à ciel ouvert. Torex Gold Ressources détient l’appui du corp diplomatique canadien au mexique, en toute impunité, malgré le fait que des centaines de griefs ont été déposées par les habitant.e.s des communautés de Nuevo Balsas, La Fundicion, Real de Limon et Atzcala contre la minière et les violences qui découlent de l’exploitation de cette compagnie.

La liste des effets néfastes est longue, des activités de la mine ont entraîné des déplacements forcés où des personnes ont dû fuir dans d’autres États et pays pour ne pas être assassinées.

Elles ont encouragé, dans une optique de poursuivre l’exploitation, la création de faux titres de propriétés pour déloger les propriétaires véritables des terres convoitées, ont entraîné la relocalisation de près de 170 familles des communautés de La fundicion et Real Limon. Elles ont contaminé les sources d’eau affectant l’économie et la santé des pêcheurs de Nuevo Balsas avec l’appuis de l’Université de Guerrero, qui reçoit des “dons” depuis plusieurs années de Torex Gold et qui a falsifié les données relative au niveau de contamination.

Mais la liste des abominations causés par Torex Gold ne s’arrête pas là. Selon le Réseau mexicain des personnes affectées par les minières (REMA), l’extorsion et les séquestrations en lien avec les activités minières sont une réalité. C’est le cas de 3 frères, Victor, Miguel et Modesto Rebolledo, membres de la terre collective Real de Limon, qui ont été enlevé après que leur autre frère, Eligio Rebolledo Salinas, soit abattu.

En effet, des cas des disparitions et d’assassinats ont aussi été enregistré en lien aux oppositions à la mine.

C’était le cas de Eligio, mais aussi de Victor et de Marcelino Sahuanitla Peña, tous deux travailleurs de l’entreprise minière qui militaient contre l’exploitation de cette dernière ainsi que du syndicat de la CMT qui avait des accords avec l’entreprise, et qui ont été assassinées sous les yeux de la patrouille “militaire” N.0827327.

Peu de temps avant l’assassinat de Victor et de Marcelino, cette patrouille avait installé des postes de contrôle bloquant les routes en réaction à la fermeture forcée de l’entreprise par l’action de 600 travailleurs.euses qui luttaient pour la liberté d’association, la liberté syndicale et la liberté de négociation collective comme droits fondamentaux.

Dans le cadre d’un “nettoyage” de toutes formes d’oppositions à la minière, des assassinats et des disparitions ont aussi été enregistré le cas de Quintin Salgado, leader social qui a été assassiné, ainsi qu’Oscar Hernandez Romero disparu le 23 septembre dernier et dont une centaine de personne se sont mis ensemble pour le retrouver, sans toutefois y arriver.

En partenariat avec des syndicats canadiens comme le Syndicat des travailleurs de l’acier du Canada (USW), le REMA souhaite non seulement amener ces faits aux yeux du public, mais réclame aussi l’intervention du Premier Ministre Justin Trudeau avec les autorités mexicaines pour agir sur cette situation grave dans l’État de Guerrero. Les organisations dénoncent aussi comment l’alliance entre Torex Gold et la CMT qui affilie tous ses employé.e.s au syndicat, sans leur consentement, est un acte de corruption illégal.

Le REMA montre son appuis de solidarité dans cette lutte contre les violences systémiques que vivent les habitant.e.s de la zone connue sous le nom de “la ceinture d’or” de l’état de Guerrero. Parce que cela fait maintenant un bon moment que le gouvernement de cet état appartient au crime organisé et aux entreprises minières, la lutte que les personnes de Guerrero entreprennent se fait presque sans appuis. Dans ce contexte le REMA reconnaît les énormes efforts des personnes concernées qui gardent la tête haute et continuent de lutter pour la vie.

Photo : M4

Ressource : M4