HomePétitionCondamné par une entreprise minière: Máxima est innocente!

Condamné par une entreprise minière: Máxima est innocente!

Au Pérou, un juge impose à Máxima Acuña un jugement sévère. En plus des se voir exproprier et chasser de ses terres, elle vient d’être condamnée à 2 ans et 8 mois de détention, ainsi qu’à payer une amende de 5 500 soles (soit près de 2 200$ CAD) à la minière Yanacocha pour une affaire supposée d’usurpation et d’occupation illégale du territoire.

Veuillez signer la pétition pour empêcher et contrer cette expropriation. Cessons ainsi le harcèlement et la violence dont est victime Máxima pour avoir défendu les terres et les lagons contre le projet Conga à Cajamarca, au Pérou !

https://www.salvalaselva.org/mailalert/965/condenada-por-empresa-minera-maxima-es-inocente#more

La minière, Yanacocha, est la plus grande compagnie aurifère d’Amérique du Sud. De ce fait, elle impose ses vues et ses projets au détriment des droits les plus élémentaires des populations locales. Tel est le cas de Máxima Acuña De Chaupe, femme péruvienne des hauts plateaux du nord du Pérou, dans la région de Cajamarca, qui vit avec sa famille sur des terres convoitées par la minière.

Máxima, soutenu par son conjoint et ses enfants, se consacre à l’agriculture et à l’élevage de pâturage. Ils cultivent des pommes de terre et élèvent des oies qui seront vendues aux marchés environnant. C’est avec le fruit de leurs efforts que Máxima et son époux se sont dotés d’une petite habitation où ils vivent modestement, tout en y éduquant leurs enfants.

Cette terre n’est pas à vendre

Cela fait 10 ans que Máxima et sa famille se résignent à ne pas céder et ne pas vendre leurs terres. C’est pour cette raison qu’ils furent maintes et maintes fois brutalement agressés par le personnel de la minière. En toute impunité, plusieurs violations de leur propriété furent perpétrées, dont la destruction de leur maison aux abords du lagon. En plus de s’être fait assaillir sur ses terres, Máxima a aussi fait l’objet de violence physique. Après avoir été battus et traînés, ils s’en sont également pris à ses animaux domestiques et à son cheptel. Chiens et moutons ont été froidement abattus.

Les membres de la famille Chaupe Acuña, dévastés à la suite de ces exactions, ont été sous le choc. Mais c’était sans compter sur la solidarité de leurs proches, amis et familles, avec lesquels ils se sont attelés à la tâche de reconstruction de leur logis. Ce n’est qu’à la suite de cette longue série d’événements que Máxima fut dénoncée par la compagnie minière, pour finir aujourd’hui par être injustement condamnée par les autorités.

Après la publication le 8 août 2014 du verdict condamnant Máxima Acuña, la minière Yanacocha, comme si ce n’était pas déjà suffisant, dépose auprès du procureur de la Province de Celendín, de nouvelles plaintes pénales à l’endroit de la famille Chaupe Acuña. Invoquant encore une fois l’occupation prétendument usurpée de leur propriété, la compagnie minière a tout de même choisi d’aller de l’avant avec cette énième dénonciation en justice, en sachant que la législation péruvienne ne permet pas de poursuivre une personne deux fois pour le même délit. Néanmoins, le Ministère public de Celendín, et cela en pleine connaissance de cause, a consenti à traiter la plainte tout en sachant qu’une première sentence venait déjà d’être rendue.

S’il vous plait, n’oubliez pas d’apposer votre signature à la lettre dès aujourd’hui. Votre signature peut faire une différence. La lettre sera livrée prochainement aux autorités péruviennes compétentes via la Red Latinoamericana de Mujeres (Réseau latino-américain des femmes), ainsi qu’à la coordonnatrice de Mujeres por el Agua, la Vida y la Paz (Femme pour l’eau, la vie et la paix).

Plus d’informations, rendez-vous à l’adresse suivante, au REd ULAM (Union latinoamericana de mujeres) :

http://redulam.org/noticias/maxima-acuna-y-familia-en-peligro-de-desalojo/