AccueilNouvellesChili : La société minière canadienne Barrick Gold est accusée de vouloir contaminer une rivière à Pascua Lama

Chili : La société minière canadienne Barrick Gold est accusée de vouloir contaminer une rivière à Pascua Lama

Plus d’un an après l’ordonnance du Premier tribunal de l’environnement à clôturer le projet minier Pascua Lama, dans la chaîne de montagnes de la région d’Atacama, cette décision n’est pas encore finalisée. Des écologistes et des organisations locales ont accusé l’entreprise canadienne Barrick Gold de vouloir polluer une rivière dans les opérations de fermeture, et de poursuivre la matérialisation du projet.

 

Pascua Lama est un cas paradigmatique, puisque des organisations locales accusent la firme de chercher à détruire les glaciers dans la zone, une question qui est actuellement examinée au Congrès, sous la pression des sociétés minières, notamment Codelco. 

 

Le Chili possède 82 % des glaciers de toute l’Amérique du Sud. Selon Greenpeace, près de 24 000 glaciers du pays sont adjacents ou dans un site de concession minière, à l’exception de ceux situés en dehors des parcs nationaux. D’après un communiqué des entités regroupées au sein du Guasco Alto Water Assembly, la société Barrick Gold a présenté une étude d’impact environnemental (EIE) d’un plan de fermeture modifié qui vise à fermer le système de traitement de l’eau. Plus précisément, l’entreprise tenterait de simplifier le plan de fermeture, en permettant le rejet de l’eau brute dans la rivière Estrecho.

 

« Il soulève l’idée que, parce que le projet ne s’était pas concrétisé, il n’y aurait pas d’impact, et donc qu’un plan de fermeture plus limité serait approprié. C’est une tentative grossière, dont le plan vient d’être présenté au Service d’évaluation environnementale, de partir sans gérer l’eau qu’elle a polluée et continue de polluer », a dénoncé l’Assemblée.

 

« On doit rendre clair que la décision exige la construction du système de gestion de l’eau et la poursuite de traitement et de surveillance. C’est précisément la raison pour laquelle la Surintendance de l’environnement (SMA) n’a pas révoqué le permis environnemental (la résolution of Environmental Qualification, RCA) du projet, car c’est le seul moyen d’obliger l’entreprise à se conformer à la surveillance environnementale », a ajouté l’organisation.

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Source : El Mostrador