AccueilCommuniquéArgentine: Le gouvernement maintient la criminalisation des défenseuses socio-environnementales à Andalgalá

Argentine: Le gouvernement maintient la criminalisation des défenseuses socio-environnementales à Andalgalá

Source original: Latinoamérica

 

[Resumé par Resumen.cl]

 

Environ 20 personnes ont été judiciarisées après les protestations récentes à Andalgalá contre le projet minier de l’entreprise transnationale Yamana Gold. Parmi elles, cinq femmes ont été citées à témoigner devant le bureau de la procureure cette semaine. 

 

Cette semaine cinq femmes d’Andalgalá étaient convoquées à témoigner après avoir participé à des manifestations organisées en 2020. Ces femmes font partie des forces de résistance contre les projets extractifs menés par la société minière canadienne Yamana Gold. 

 

Dans ce sens, plusieurs organismes s’engagent à rendre visible la constante criminalisation qui a déjà donné lieu à près de 20 cas de judiciarisation liés à la lutte contre le méga-minage. 

 

Juan Figueroa, avocat pour les femmes accusées, a informé à ANRed que «la plainte est basée sur l’accusation de graffitis sur un établissement minier lors d’une manifestation en juin de cette année. Il n’existe pas de preuves mais seulement des témoignages d’employés de la société de sécurité. Nous défendons les trois femmes qui se sont rendues ici, les deux autres ne l’ont pas encore fait.»

 

Les habitant.e.s d’Angalá reprochent le rôle du gouvernement argentin et, plus concrètement, celui de la procureure Soledad Rodríguez, qui a promu l’arrestation de 12 combattant.e.s en avril 2021 et que les organisations sociales indiquent a travaillé en tant qu’employée de la société minière impliquée.

 

La lutte à Andalgalá

 

La mobilisation contre l’extractivisme des capitales transnationales existe depuis plus d’une décennie à Andalgalá, ville située dans la province de Catamarca dans le pays Argentine. 

 

Plus précisément et récemment, la ville est menacée par le projet MARA (Minière Agua Rica Alumbrera) mené par l’entreprise canadienne Yamana Gold qui cherche à développer l’exploitation, principalement, de l’or et du cuivre. 

 

Les mobilisations n’ont pas cessé sur le territoire, où les habitant.e.s d’Andalgalá ont déjà fait 600 «Randonnées pour la Vie», un cadre de protestation qui a lieu tous les samedis et qui oppose l’intervention minière sous le slogan «Démonte les machines de la Colline!»

 

SOURCE PHOTO: Asamblea El Algarrobo