HomeNouvellesLa résistance de Zacualpan : série de vidéos sur la défense du territoire au Mexique

La résistance de Zacualpan : série de vidéos sur la défense du territoire au Mexique

En 2013, la communauté autochtone nahua de Zacualpan, dans l’État de Colima, Mexique, a décidé d’enquêter sur les impacts des potentielles activités minières sur son territoire.

Les résidents de ce petit village de l’État de Colima ont formé le Conseil Autochtone pour la Défense du Territoire dans l’objectif de réunir de l’information sur les impacts sociaux et environnementaux liés à l’exploitation minière à grande échelle et pour se rapprocher des habitant.e.s la ville de Colima et de ses environs. Ils ont contacté une organisation écologiste locale, Bios Iguana, pour qu’elle les accompagne dans ce processus. Peu de temps après, ils ont visité l’état de Guerrero où, depuis 2008, la compagnie canadienne Goldcorp opère la mine d’or à ciel ouvert Los Filos. Là-bas, ils ont pu entendre les expériences des populations et les opinions des scientifiques.

En février 2014, la communauté de Zacualpan a déclaré son territoire libre de toute activité minière et les membres du Conseil Autochtone furent élus comme autorités locales.

Toutefois, la lutte de Zacualpan continue, puisqu’il existe de forts intérêts politiques et économiques qui veulent reprendre le pouvoir afin d’implanter des activités minières, et qui manipulent les populations, interfèrent dans le gouvernement local et intimident des membres du Conseil Autochtone et de Bios Iguana.

Esperanza Salazar, coordonnatrice de Bios Iguana, a visité le Canada à l’automne 2015 pour parler de son organisation et de la communauté de Zacualpan. Durant cette visite, nous avons réalisé une série de quatre courtes vidéos basées sur une entrevue qu’elle a accordé à MiningWatch Canada, et qui comprennent également des photographies et des images prises dans la communauté entre 2013 et 2015.

Zacualpan, 1ère partie: Une histoire de résistance et de réussitevidéo

Esperanza nous raconte le processus réalisé par la communauté afin de s’informer sur l’industrie minière dans son territoire.

 

Zacualpan, 2e partie: Stratégies pour la défense du territoirevidéo

Après que les instances du gouvernement mexicain ont fait sourde oreille aux dénonciations concernant l’ingérence de certaines autorités de l’État de Colima, l’intimidation politique et la réception de menaces de mort – pas toujours anonymes, le Conseil Autochtone, avec l’aide de Bios Iguana, a porté son cas à l’attention d’une série d’organismes des Nations Unies. Ils sont toujours à l’attente des résultats des actions présentées. D’un autre côté, les alliances avec des organisations nationales et internationales de justice sociale – comme le Réseau Mexicain des Affecté-e-s par l’Industrie Minières (REMA) – ont renforcé le mouvement local et ont contribué aux luttes dans d’autres régions du pays.

 

Zacualpa, 3e partie: Vivre sous la menacevidéo

Esperanza relate de nombreux exemples de menaces de morts reçues par le Conseil Autochtone et Bios Iguana. Elle-même a été ciblée par certaines d’entre elles, comme le décrit Jen Moore de MiningWatch Canada qui a participé à la «Mission Internationale et Nationale d’Observation du cas de Zacualpan» et a visité la zone au début de mars 2015 où elle y a expérimenté les tensions qui affectent la communauté.

Zacualpan, 4e partie: Criminalisation vidéo

Les autorités de l’État de Colima ont stigmatisé Esperanza et Bios Iguana en diffusant de fausses information sur eux, dans un effort pour affaiblir et détruire leur organisation. Une fonctionnaire en particulier, María Elena Díaz Rivera, représentante du Procureur Agraire à Colima, a fait des accusations spécifiques qui décrédibilisaient sévèrement plusieurs membres de la communauté. Le 23 mars 2016, María Elena Díaz Rivera a été suspendue de sa charge suite aux plaintes présentées par le Conseil Autochtone, le REMA et le Mouvement Mésoaméricain contre le Modèle extractif Minier (M4).