AccueilCommuniquéUne campagne pour libérer des personnes prisonnières politiques face au COVID-19 

Une campagne pour libérer des personnes prisonnières politiques face au COVID-19 

Depuis la révolte sociale qui a débuté le 18 octobre 2019, près de 2500 personnes sont incarcérées à cause de diverses lois répressives de l’état. De manière systématique, l’appareil judiciaire a décrété, maintenu et ratifié la détention préventive par mesure de précaution contre la grande majorité d’entre elleux, se transformant donc concrètement en une sanction anticipée et exemplaire contre celleux qui continuent dans la rue.

Aujourd’hui, la pandémie du Covid-19 fait que nous nous trouvons confronté.es à une nouvelle situation : d’un côté une maladie très contagieuse et de l’autre des mesures de contrôle social que l’État cherche à imposer. C’est dans ce contexte que le 15 mars le ministère de la justice a fixé une série de restrictions concernant les prisons, comme limiter à deux personnes maximum les visites, elles-mêmes limitées à une par semaine, avec à chaque fois moins de temps. Nous comprenons que, comme l’expérience d’autres pays l’indique, ces mesures ne feront que s’aggraver.

D’ailleurs, le 18 mars, Piñera a décrété l’état d’”Exception de Catastrophe” pour 90 jours, ce qui implique la possibilité d’un nouveau couvre-feu, une quarantaine totale et le retour des militaires dans les rues, entre autres mesures.

Nous sommes attentifs et attentives aux réactions de nos camarades à l’intérieur et reconnaissons que ces mesures touchent directement les prisonnier.e.s de la révolte détenu.e.s dans différentes prisons et les mineur.e.s qui restent incarcéré.e.s au SENAME. Nous n’oublions pas que 1 360 jeunes sont mort.e.s dans ces terribles centres pour mineur.e.s et qu’aucune autorité n’a assumé la responsabilité de ces décès, ce qui constitue un grave problème sanitaire antérieur à la révolte. Ce n’est qu’une preuve supplémentaire que l’État ne cherche pas à prendre soin ou à protéger l’intégrité ou la santé de quiconque.

Cette situation nous frappe juste dans notre “Semaine d’agitation nationale et internationale pour la liberté des prisonnier.e.s politiques de la révolte”. En tant que coordination, nous sommes responsables de nos appels. Nous avons donc décidé de modifier le calendrier des activités, de suspendre les appels d’occupation de masse des rues et de lancer une campagne urgente pour sauvegarder la santé des camarades en prison. Nous appelons tous les territoires, assemblées, organisations et individus à se joindre à cette campagne, en diffusant et en adhérant afin d’exiger:

-Changement des mesures de détentions pour toustes les prisonnier.e.s politiques et les prisonnier.e.s de la révolte : de la détention préventive à l’assignation à résidence !

Avec cette campagne, nous sommes confrontés à une urgence sanitaire encore plus grave à l’intérieur des prisons en raison de la surpopulation, des conditions d’hygiène et de l’isolement croissant des detenu.e.s d’avec leurs familles et leurs ami.e .s qui les soutiennent et les accompagnent. Nous saluons et nous solidarisons avec les prisonnier.e.s politiques subversifs et subversives, dont la condition est encore plus isolée et aussi avec les prisonnier.e.s politiques mapuches, en particulier celles et ceux qui sont en grève de la faim depuis le 27 février. Nous demandons également, tant pour ces dernier.es que pour les prisonnier.e.s de la révolte, que pendant qu’i.elles continuent à être kidnappé.es dans les prisons, on leur fournisse tous le matériel sanitaire nécessaires pour éviter la propagation du virus.

Nous savons que la modification d’une mesure de détention ne signifie pas la fin du processus, mais c’est un changement substantiel pour nos camarades détenu.e.s , pour leur santé et leur intégrité. Lors des audiences de ces derniers jours, certain.e.s (4) ont réussi à obtenir le changement de détention, mais ça continue d’être refusé à beaucoup d’autres. Aujourd’hui plus que jamais, il est urgent de les faire sortir des prisons. Donc nous appelons donc non seulement à rester vigilant.e.s, mais aussi à faire vivre différentes initiatives nationales et internationales spécifiquement autour de ces questions.

Parce que l’État ne cherche pas à protéger notre intégrité :
De la détention préventive à l’assignation à résidence maintenant !
Liberté immédiate pour les prisonnier.e.s politiques

Santiago 17 mars 2020

Adhieren a esta campaña:

-Apoyamos Chile, Toronto, Canadá
-Asamblea Chile Despertó Barcelona, España
-Asamblea Coordinadora de Estudiantes Secundarios (ACES), Chile
-Asamblea de Chilenxs en Buenos Aires, Argentina
-Asamblea de Chilenxs Movilizadxs en CDMX, México
-Asamblea Feminista Plurinacional, Chile
-Askapena Nafarroa (Organización Internacionalista Vasca)
-Asociación de ExPresos Políticos chilenos en Francia
-Bloque Territorial Zona Norte, Chile
-Cabildo Stuttgart, Alemania
-Chile Despertó (Navarra/Nafarroa), Estado español
-Chile Despertó base Chispas, México
-Chile Solidarity Network, Reino Unido
-Chilenxs en Madrid, España
-Comisión Acciones – Cabildo Berlín, Alemania
-Comisión Comunicaciones – Cabildo Berlín, Alemania
-Comisión Política – Cabildo Berlín, Alemania
-Comunidad Chilena en Sheffield, Reino Unido
-Comunidad Chilena en Glasgow, Reino Unido
-Coordinadora Chile Despertó Viena, Austria
-Coordinadora de Acción por Chile y Latinoamérica, Uruguay
-Federación de Estudiantes de Chile (FECH)
-Freundschaftsgesellschaft Salvador Allende, Berlín, Alemania
-Fútbol Rebelde, Chile
-Movimiento Asambleario de Trabajadores y Trabajadoras de Sanidad (MATS), Chile
-Radio Comunitaria Villa Olímpica, Chile
-Red Chile Despertó Internacional (MAI ChDI)
-Red Chile Despertó, Italia
-Red de Radialistas Feministas y Lesbofeministas, Chile
-Red de Medios de los Pueblos, Chile
-Secretaría de Mujeres Migrantes y Negrocéntricxs

Source communiqué
Image Coordination pour la liberté des prisonnier.e.s politiques du 18 octobre