Activité dans le cadre de la Journée Internationale d'action contre les barrages

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Depuis 1997, le 14 mars est un moment pour célébrer la Journée internationale d’actions contre les barrages et pour les rivières, l’eau et la vie!! La date a été proposée lors de la 1ère Rencontre internationale des AffectéEs par les barrages et leurs alliéEs à Curitiba, au Brésil. Depuis plusieurs années, nous, le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), collaborons aux luttes menées par des milliers de personnes affectées par la construction de barrages partout dans le monde.

Lors de cette journée importante pour la solidarité internationale, nous voulons rendre spécialement hommage aux communautés en résistance qui luttent contre des projets hydroélectriques. Cette année, lors de l’activité, nous allons explorer les expériences des processus de résistance en Amérique latine et au Québec, et ce, par des présentations sur les cas de la communauté de Val-Jalbert au Québec, du processus de résistance d’Asoquimbo en Colombie et du processus de résistance contre le barrage de Belo Monte au Brésil.

Rejoignez-nous à cette soirée autour des projections de matériel audiovisuel, de conférences  et de discussions sur les thèmes abordés. Parmi nos invités, il y a Anne-Catherine Kennedy qui parlera de son expérience construite sur plusieurs années de collaboration avec le MAB au Brésil et de son processus de lutte à l’intérieur duquel ont été construits et renforcés les concepts importants du discours politique sur la question, tels que la «souveraineté énergétique».

P.S. On aura les moyens et l’espace pour enregistrer des messages de solidarité et de soutien pour les communautés en résistance de Val Jalbert, Asoquimbo et le MAB.

Programmation:

– Cas de Val-Jalbert au Québec et le processus de résistance de la communauté:  Projection de vidéos et présentation de représentants de la Fondation Rivières et de la Coalition pour la sauvegarde de la Ouiatchouan à Val-Jalbert. Nous serons également en communication via Skype avec la communauté de Roberval.

Le projet de centrale sur le site patrimonial et touristique de Val-Jalbert, de toute évidence, ne fait pas l’unanimité. Le dernier sondage le confirme. En effet, 61% des citoyens de la région souhaite que le projet soit complètement arrêté, ou au minimum, suspendu, le temps de consulter la population. « C’est l’acceptabilité sociale qui est probablement le critère qui est le moins respecté puis qui fait le plus pitié par chez nous en ce moment », mentionne Marie-Claude Paris Tanguay, porte-parole du CSOV. Une mobilisation citoyenne est à l’origine de la lutte qui a pris forme il y a un an le 22 février 2012. Alors que le projet sur la rivière Ouiatchouan a été présenté comme un exemple de partenariat entre Autochtones et non-autochtones par le gouvernement, c’est plutôt dans la lutte locale que cette alliance se concrétise. Plusieurs irrégularités sont soulevées dans la mise en place du projet hydroélectrique. Les citoyens ont reçu de nombreux appuis des diverses sphères de la société qui ne veulent pas de ce barrage qui mettait en péril des écosystèmes, le tourisme et la beauté du site et de la chute qui disparaîtrait complètement en hiver.

– Cas du Quimbo en Colombie et le processus de resistance d’Asoquimbo. (Projection de vidéos et photos)
Depuis environ cinq ans, les communautés affectées s’organisent pour défendre leur territoire, leur autonomie et leurs droits. Elles se sont manifestées contre le mégaprojet hydroélectrique et, dans leur processus de résistance, elles unissent leurs forces dans le but commun de transformer et de conserver la zone comme Réserve paysanne agroalimentaire. Ceci garantirait la sécurité et la souveraineté alimentaires, l’accès aux biens communs comme l’eau et la terre, la défense des économies locales et des unités productives des petits et moyens producteurs, le droit au travail et la préservation des écosystèmes. La participation de la communauté aux décisions sur le développement social, économique et culturel serait également garantie. Ce parcours de lutte en faveur de la dignité et contre le déplacement forcé et le dépouillement n’a pas été facile alors que l’État favorise constamment les intérêts des transnationales et non ceux des communautés.
– Cas du Belo Monte, Brésil
 – Présentation d’ Anne Catherine Kennedy. Pourquoi la question des barrages est si problématique (déplacements forcés, dépouiller les paysans de la campagne, un modèle de développement axé sur la croissance économique sans fin et sans éthique, pertes culturelles, environnementales). Évolution du discours politique et de résistance: MAB et la « souveraineté énergétique ». Situation des femmes.
 – Présentation d’Anouk Nadeau-Farley (ancienne chargée de projet de la campagne sur les barrages au CDHAL et adjointe à la Fondation Rivières): présentation de son expérience à la 3e Rencontre internationale des personnes affectées par les barrages et leurs alliéEs, Temacapulin, Mexique, octobre 2010.
 Au plaisir de vous y voir!

L’équipe du CDHAL