{"id":46841,"date":"2016-01-26T21:57:36","date_gmt":"2016-01-27T02:57:36","guid":{"rendered":"http:\/\/wordpress.cdhal.org\/es\/?page_id=46841"},"modified":"2016-01-26T21:57:36","modified_gmt":"2016-01-27T02:57:36","slug":"colombia","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.cdhal.org\/es\/recursos\/colombia\/","title":{"rendered":"Colombia"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column width=\u00bb3\/4&#8243;][vc_column_text]<em>Texto disponible en franc\u00e9s solamente<\/em><\/p>\n<p><strong>Informations g\u00e9n\u00e9rales<\/strong><\/p>\n<p>51,4% de femmes ; 48,6% d&#8217;hommes<\/p>\n<p>PIB (en millions de $US) (selon le FMI en 2010) : 283 109 &#8211; 34e pays sur 182<\/p>\n<p>Indice de d\u00e9veloppement humain (IDH) (selon le PNUD en 2010) : 0,689 &#8211; 79e pays sur 179<\/p>\n<p>Pauvret\u00e9 (selon DANE)<\/p>\n<p>46% de la population gagne moins de 3,30 $US par jour<\/p>\n<p>17,8% de la population gagne moins de 1,80 $US par jour<\/p>\n<p>Ch\u00f4mage (selon DANE) : 10,5%<\/p>\n<p>Propri\u00e9t\u00e9 de la Terre (selon IGAC)<\/p>\n<p>Le 0,06% de la population est propri\u00e9taire du 53,5% des terres (44 millions de hectares)<\/p>\n<p>Forme de l&#8217;\u00c9tat : R\u00e9gime pr\u00e9sidentiel<\/p>\n<p>Chef de l&#8217;\u00c9tat et du gouvernement : Juan Manuel Santos (depuis le 20 juin 2010), Parti social d&#8217;unit\u00e9 nationale<\/p>\n<p><strong>Conflit arm\u00e9 interne<\/strong><\/p>\n<p>Depuis cinquante ans, la Colombie conna\u00eet un conflit arm\u00e9 o\u00f9 des gu\u00e9rillas marxistes (notamment les Forces arm\u00e9es r\u00e9volutionnaires de Colombie \u2013 FARC &#8211; et l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale &#8211; ELN) disputent le pouvoir au gouvernement. Dans ce conflit se sont aussi impliqu\u00e9es des milices d\u2019autod\u00e9fense appel\u00e9es commun\u00e9ment \u00ab paramilitaires \u00bb. Ces groupes correspondent \u00e0 des bandes criminelles financ\u00e9es par le narcotrafic et par des entrepreneurs, entra\u00een\u00e9es par l\u2019arm\u00e9e colombienne et soutenues par plusieurs politiciens.<\/p>\n<p>Ce conflit a donn\u00e9 lieu \u00e0 de graves atteintes aux droits humains, particuli\u00e8rement dans les zones rurales de certaines r\u00e9gions. De 1982 \u00e0 2007, la population civile du pays a \u00e9t\u00e9 victime de plus de 3 500 massacres, 15 000 disparitions forc\u00e9es et plus de 5 000 dirigeants politiques de gauche ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s. Toutes les parties ont bafou\u00e9 le droit international humanitaire et ont notamment commis des crimes contre l&#8217;humanit\u00e9. Les FARC et l&#8217;ELN ont commis des atteintes aux droits humains et se sont rendues responsables de violations graves et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es du droit international humanitaire, notamment de prises d&#8217;otages et de meurtres de civils. Les paramilitaires sont responsables de plusieurs massacres pour terroriser les paysanNEs, les autochtones et les communaut\u00e9s afro-colombiennes et les pousser \u00e0 abandonner leurs terres riches en ressources. Les paramilitaires ont aussi vol\u00e9 des millions d\u2019hectares \u00e0 leurs victimes pour pr\u00e9parer le terrain \u00e0 l\u2019investissement \u00e9tranger dans l\u2019exploitation mini\u00e8re et p\u00e9troli\u00e8re, ainsi que dans les plantations de palmiers africains de la grande industrie agricole.<\/p>\n<p>Sous pr\u00e9texte d\u2019une guerre de contre-insurrection, une s\u00e9rie de m\u00e9canismes de r\u00e9pression contre la population civile prennent naissance, tels que les assassinats s\u00e9lectifs, massacres, tortures, disparitions forc\u00e9es, d\u00e9placements forc\u00e9s, montages m\u00e9diatiques et criminalisation des mouvements sociaux. En fait, la Colombie est l\u2019un des pays les plus dangereux pour les d\u00e9fenseurs de droits humains, tout comme pour les syndicalistes (46 assassin\u00e9s en 2010), les \u00e9tudiantEs qui r\u00e9clament leur droits \u00e0 une \u00e9ducation accessible, les journalistes critiques du gouvernement, ainsi que pour les paysanNEs qui osent d\u00e9fendre leurs terres et d\u00e9noncer les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques qui se cachent derri\u00e8re les crimes de guerre et crimes contre l\u2019humanit\u00e9 dont ils sont victimes.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9placement interne<\/strong><\/p>\n<p>La Colombie poss\u00e8de actuellement l\u2019une des plus importantes populations de d\u00e9plac\u00e9Es au monde. Selon les rapports du Haut Commissariat des Nations unies pour les R\u00e9fugi\u00e9s, il existait en 2010 3,4 millions de d\u00e9plac\u00e9Es internes en Colombie, soit qui ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s de fuir leur foyer et de trouver refuge ailleurs dans le pays. Cette trag\u00e9die humanitaire est plus importante en quantit\u00e9 que celle de l\u2019Irak, du Congo ou du Soudan, qui connaissent aussi des conflits de haut intensit\u00e9.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, des centaines de femmes, d\u2019hommes et d\u2019enfants rejoignent les millions de personnes d\u00e9j\u00e0 d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays. Pour la seule ann\u00e9e 2009 ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s 286 000 nouveaux d\u00e9plac\u00e9Es internes. En plus, on estime que 500 000 personnes se sont r\u00e9fugi\u00e9es dans d\u2019autres pays, dont le Canada. L\u2019ampleur de la trag\u00e9die peut occulter derri\u00e8re des chiffres les souffrances qu\u2019endure individuellement chacune de ces personnes. Certaines sont d\u00e9plac\u00e9es pour des p\u00e9riodes relativement courtes ; d\u2019autres ne sont pas rentr\u00e9es chez elles depuis des ann\u00e9es et craignent de ne jamais pouvoir le faire. D\u2019autres encore sont sans cesse d\u00e9plac\u00e9es, ce qui les rend plus vuln\u00e9rables, renforce leur exclusion et les plonge dans une pauvret\u00e9 extr\u00eame.<\/p>\n<p>En Colombie, les d\u00e9placements forc\u00e9s correspondent souvent \u00e0 l\u2019expulsion de paysanNEs \u00e0 cause du conflit interne et \u00e0 la confrontation des groupes arm\u00e9s ill\u00e9gaux. Cependant, le d\u00e9placement est de plus en plus li\u00e9 au profit de m\u00e9gaprojets et \u00e0 la violence exerc\u00e9e par des groupes paramilitaires, qui ont mis en marche une v\u00e9ritable contre-r\u00e9forme agraire qui se caract\u00e9rise de plusieurs fa\u00e7ons : urbanisation importante dans des conditions de vie terribles, augmentation de la taille des parcelles cultiv\u00e9es et concentration de leur propri\u00e9t\u00e9 entre les mains d\u2019une minorit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Les impacts sociaux des d\u00e9placements<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; effritement du tissu social<br \/>\n&#8211; augmentation de la pr\u00e9carit\u00e9 \u00e9conomique individuelle<br \/>\n&#8211; augmentation de la pauvret\u00e9 urbaine<br \/>\n&#8211; perte identitaire (pour les autochtones \/ afro-colombiens)<\/p>\n<p><strong>M\u00e9gaprojets<\/strong><\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des cas de d\u00e9placements forc\u00e9s qui ont lieu dans le pays sont attribuables \u00e0 des groupes paramilitaires. Ces groupes int\u00e8grent un projet d\u2019appropriation des terres fertiles pour la conduite de projets agro-industriels. Selon les chercheurs, l\u00e0 o\u00f9 les populations ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de partir de chez elles, les groupes paramilitaires auraient pris possession d\u2019au moins 6 millions d\u2019hectares de terres productives, ce qui repr\u00e9sente 10,8% de la surface agricole du pays. Ainsi, le d\u00e9placement forc\u00e9 et la concentration des terres font partie d\u2019une m\u00eame strat\u00e9gie n\u00e9olib\u00e9rale.<\/p>\n<p>La capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer de la richesse de la part des grands propri\u00e9taires terriens prime sur la restitution des biens des d\u00e9plac\u00e9Es, m\u00eame si ceux-ci sont victimes de crimes dits de l\u00e8se humanit\u00e9. Ainsi, les politiques \u00e9conomiques du gouvernement sont au service des int\u00e9r\u00eats des grands propri\u00e9taires terriens et des entreprises multinationales. Par exemple, le gouvernement promeut des projets de culture d&#8217;huile de palme sur les terres des d\u00e9plac\u00e9Es, comme dans la province du Choco, et, pour le faire, il sollicite des emprunts aupr\u00e8s de la Banque interam\u00e9ricaine de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>D\u2019autres cas inqui\u00e9tants ont lieu dans les territoires des peuples autochtones, o\u00f9 on d\u00e9veloppe la construction de barrages hydro\u00e9lectriques et l\u2019exploitation des ressources naturelles, tels que le p\u00e9trole et les mines. Tous ces projets menacent l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des cultures et traditions autochtones et sont encourag\u00e9s par le gouvernement en faisant fi des droits de ces communaut\u00e9s, droits prot\u00e9g\u00e9s par la constitution colombienne et la l\u00e9gislation internationale. Ces mod\u00e8les de d\u00e9veloppement qui favorisent la construction de m\u00e9ga-infrastructures comme des barrages, des autoroutes, la canalisation de cours d\u2019eau, constituent une atteinte aux droits humains, aux droits sociaux, \u00e9conomiques et culturels des peuples.<\/p>\n<p><strong>Le gouvernement alli\u00e9 avec des responsables des crimes contre l\u2019humanit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Environ 80 membres du Congr\u00e8s font l\u2019objet d\u2019une information judiciaire en raison de leurs liens pr\u00e9sum\u00e9s avec des groupes paramilitaires. Tous ceux qui sont issus de la coalition du gouvernement d\u2019Alvaro Uribe (Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de 2002 \u00e0 2010) font l\u2019objet d\u2019enqu\u00eates li\u00e9es \u00e0 des crimes tels que la collaboration avec les paramilitaires dans les massacres et le d\u00e9placement forc\u00e9, l\u2019enrichissement li\u00e9 au trafic de drogues et la collusion dans la fraude \u00e9lectorale. Un exemple d\u00e9concertant : le chef des services secrets colombiens a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 d\u2019avoir inform\u00e9 les groupes paramilitaires des actions de l\u2019arm\u00e9e.<\/p>\n<p>Selon les enqu\u00eates en cours, plusieurs dirigeants politiques et hauts fonctionnaires colombiens auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019alliances avec les paramilitaires via l&#8217;intimidation et les actions arm\u00e9es de ces groupes contre la population civile. Suite \u00e0 l&#8217;amnistie de 2005 et \u00e0 la d\u00e9mobilisation relative des paramilitaires, certains d\u2019entre eux ont obtenu des postes dans les conseils municipaux, les assembl\u00e9es municipales ainsi qu&#8217;au Congr\u00e8s et dans d&#8217;autres organes \u00e9tatiques. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, certains politiciens sont accus\u00e9s de d\u00e9tournement de fonds, utilis\u00e9s pour financer les groupes arm\u00e9s ill\u00e9gaux, et auraient aussi organis\u00e9 des fuites facilitant leurs op\u00e9rations, notamment des massacres, assassinats, d\u00e9placements forc\u00e9s de population afin d&#8217;augmenter leur puissance.<\/p>\n<p><strong>L\u2019impunit\u00e9 et la Cour p\u00e9nale internationale<\/strong><\/p>\n<p>La Cour p\u00e9nale internationale (CPI) a fait des visites en Colombie avec l\u2019objectif de recueillir des informations sur les enqu\u00eates et proc\u00e9dures visant des militaires et des politiciens du pays, y compris des membres du Congr\u00e8s, qui auraient jou\u00e9 un r\u00f4le dans les crimes contre l\u2019humanit\u00e9 commis par les paramilitaires et les milices.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, la CPI s\u2019est montr\u00e9 int\u00e9ress\u00e9e par le sort des 15 chefs paramilitaires extrad\u00e9s par le gouvernement vers les \u00c9tats-Unis en mai 2008. En les extradant pour qu\u2019ils soient jug\u00e9s pour trafic de stup\u00e9fiants aux \u00c9tats-Unis, le gouvernement Uribe s\u2019assurait ainsi de leur impunit\u00e9 en Colombie, o\u00f9 ils risquent de ne jamais \u00eatre jug\u00e9s pour les crimes contre l\u2019humanit\u00e9 qui leur sont imput\u00e9s. Les d\u00e9fenseurs de droits humains soulignent que ces extraditions entravent les enqu\u00eates en cours contre les 80 parlementaires pour leurs relations avec les paramilitaires et l\u2019implication de militaires dans des massacres.<\/p>\n<p>Diff\u00e9rentes organisations internationales, dont la CPI et Human Right Watch, ont \u00e9galement mis en lumi\u00e8re les insuffisances des lois qui devraient garantir le jugement des chefs paramilitaires, puisque ceux-ci font fi des obligations internationales de la Colombie en mati\u00e8re de droits des victimes \u00e0 un recours effectif et \u00e0 la justice, et de r\u00e9pression des crimes contre l\u2019humanit\u00e9. Les d\u00e9fenseurs de droits affirment que le gouvernement colombien d\u00e9montre, en se soustrayant ainsi \u00e0 ses responsabilit\u00e9s p\u00e9nales, son manque de volont\u00e9 de poursuivre les plus hauts responsables des crimes contre l\u2019humanit\u00e9 et des crimes de guerre commis en Colombie.<\/p>\n<p><strong>Ex\u00e9cutions extrajudiciaires commises par les forces de s\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les ex\u00e9cutions extrajudiciaires sont des homicides ill\u00e9gaux et d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s commis sur ordre d\u2019un gouvernement ou avec sa complicit\u00e9 ou son consentement. Elles ont lieu g\u00e9n\u00e9ralement sur le territoire du gouvernement en question et sont effectu\u00e9es par des forces r\u00e9guli\u00e8res militaires ou de police, par des unit\u00e9s sp\u00e9ciales cr\u00e9\u00e9es pour agir sans aucun contr\u00f4le ou par des agents civils travaillant avec les forces gouvernementales ou avec leur complicit\u00e9 (source : Amnistie internationale).<\/p>\n<p>Lors d\u2019une visite effectu\u00e9e dans le pays en novembre 2008, la haut-commissaire aux droits de l\u2019homme des Nations unies a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab Des assassinats nombreux et syst\u00e9matiques de civils ont \u00e9t\u00e9 commis pour les forces de s\u00e9curit\u00e9 colombiennes \u00bb. Malheureusement, les ex\u00e9cutions extrajudiciaires sont syst\u00e9matiques et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es en Colombie. Au moins 296 personnes ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es de mani\u00e8re extrajudiciaire entre juin 2007 et juin 2008, contre 287 entre juin 2006 et juin 2007, mais le nombre d&#8217;ex\u00e9cutions extrajudiciaires a fortement chut\u00e9 en 2009 selon Amnesty International.<\/p>\n<p>Le plus grand scandale a \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 apr\u00e8s l\u2019accusation contre 27 militaires haut grad\u00e9s de l\u2019arm\u00e9e, dont trois g\u00e9n\u00e9raux, d\u2019\u00eatre responsables de l\u2019assassinat de dizaines de jeunes civils qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s comme des gu\u00e9rilleros tu\u00e9s au combat. Ces victimes auraient \u00e9t\u00e9 kidnapp\u00e9es et ex\u00e9cut\u00e9es par les militaires avec la complicit\u00e9 de groupes paramilitaires. Le scandale provoqu\u00e9 par cette affaire a contraint le gouvernement \u00e0 enfin admettre que les forces de s\u00e9curit\u00e9 se rendaient coupables d\u2019ex\u00e9cutions extrajudiciaires; de plus le chef de l\u2019arm\u00e9e, associ\u00e9 \u00e0 des affaires de violations de droits, a donn\u00e9 sa d\u00e9mission.<\/p>\n<p><strong>Les syndicalistes en danger<\/strong><\/p>\n<p>Selon la Conf\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale, la Colombie est le pays le plus dangereux du monde pour les syndicalistes. Plus de leaders syndicaux sont tu\u00e9s en Colombie chaque ann\u00e9e que dans tous les pays r\u00e9unis. Au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, plus de 2 600 syndicalistes ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s. Depuis l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir du pr\u00e9sident Alvaro Uribe, 474 syndicalistes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s. Ainsi par exemple, pour la seule ann\u00e9e 2008, le chiffre s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 49, une hausse de 25% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente (39). \u00c0 cause de leurs demandes pour de meilleures conditions de travail, les victimes sont souvent accus\u00e9es de sympathiser avec la gu\u00e9rilla, ce qui constitue un crime en Colombie. En effet, la plupart des meurtres sont commis par les groupes paramilitaires, qui re\u00e7oivent du financement et des contributions ill\u00e9gales de certaines entreprises telle que Chiquita Brands International. Tr\u00e8s peu de crimes commis contre les syndicalistes ont fait l\u2019objet d\u2019enqu\u00eates et tr\u00e8s peu de ces enqu\u00eates ont eu comme r\u00e9sultat l\u2019inculpation des auteurs des crimes. En fait, 97% des meurtres des syndicalistes ne sont jamais r\u00e9solus.<\/p>\n<p>Les lois syndicales sont loin d\u2019\u00eatre conformes aux normes minimales de l\u2019Organisation internationale du Travail (OIT). Les obstacles juridiques \u00e0 la syndicalisation et \u00e0 la n\u00e9gociation collective sont \u00e9normes. Cette situation ainsi que la violence subi par les syndicalistes ont contribu\u00e9 \u00e0 maintenir le taux de syndicalisation \u00e0 moins de 5% dans tout le pays (\u00e0 titre de r\u00e9f\u00e9rence, le taux de syndicalisation en 2008 \u00e9tait de 32% au Canada et 40% au Qu\u00e9bec). Autrement dit, seulement un travailleur sur cent peut n\u00e9gocier une convention collective. En raison de l\u2019\u00e9norme secteur de travail non structur\u00e9 et du taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9, la Colombie pr\u00e9sent le taux de syndicalisation le plus bas de tous les pays de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re de l\u2019Ouest.[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=\u00bb1\/4&#8243;][vc_column_text]<\/p>\n<h2>\u00c9tudes de cas<\/h2>\n<p>El Quimbo[\/vc_column_text][vc_wp_custommenu nav_menu=\u00bb9315&#8243; title=\u00bbArticles et communiqu\u00e9s\u00bb][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column width=\u00bb3\/4&#8243;][vc_column_text]Texto disponible en franc\u00e9s solamente Informations g\u00e9n\u00e9rales 51,4% de femmes ; 48,6% d&#8217;hommes PIB (en millions de $US) (selon le FMI en 2010) : 283 109 &#8211; 34e pays sur 182 Indice de d\u00e9veloppement humain (IDH) (selon le PNUD en 2010) : 0,689 &#8211; 79e pays sur 179 Pauvret\u00e9 (selon DANE) 46% de la population gagne moins de 3,30 $US par jour 17,8% de la population gagne moins de 1,80 $US par jour Ch\u00f4mage (selon DANE) : 10,5% Propri\u00e9t\u00e9 de la Terre (selon IGAC) Le 0,06% de la population est propri\u00e9taire du 53,5% des terres (44 millions de hectares) Forme de l&#8217;\u00c9tat : R\u00e9gime pr\u00e9sidentiel Chef de l&#8217;\u00c9tat et du gouvernement : Juan Manuel Santos (depuis le 20 juin 2010), Parti social d&#8217;unit\u00e9 nationale Conflit arm\u00e9 interne Depuis cinquante ans, la Colombie conna\u00eet un conflit arm\u00e9 o\u00f9 des gu\u00e9rillas marxistes (notamment les Forces arm\u00e9es r\u00e9volutionnaires de Colombie \u2013 FARC &#8211; et l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale &#8211; ELN) disputent le pouvoir au gouvernement. Dans ce conflit se sont aussi impliqu\u00e9es des milices d\u2019autod\u00e9fense appel\u00e9es commun\u00e9ment \u00ab paramilitaires \u00bb. Ces groupes correspondent \u00e0 des bandes criminelles financ\u00e9es par le narcotrafic et par des entrepreneurs, entra\u00een\u00e9es par l\u2019arm\u00e9e colombienne et soutenues par [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":46803,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-46841","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.7 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Colombia - Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.cdhal.org\/es\/recursos\/colombia\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"es_ES\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Colombia - Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"[vc_row][vc_column width=\u00bb3\/4&#8243;][vc_column_text]Texto disponible en franc\u00e9s solamente Informations g\u00e9n\u00e9rales 51,4% de femmes ; 48,6% d&#8217;hommes PIB (en millions de $US) (selon le FMI en 2010) : 283 109 &#8211; 34e pays sur 182 Indice de d\u00e9veloppement humain (IDH) (selon le PNUD en 2010) : 0,689 &#8211; 79e pays sur 179 Pauvret\u00e9 (selon DANE) 46% de la population gagne moins de 3,30 $US par jour 17,8% de la population gagne moins de 1,80 $US par jour Ch\u00f4mage (selon DANE) : 10,5% Propri\u00e9t\u00e9 de la Terre (selon IGAC) Le 0,06% de la population est propri\u00e9taire du 53,5% des terres (44 millions de hectares) Forme de l&#8217;\u00c9tat : R\u00e9gime pr\u00e9sidentiel Chef de l&#8217;\u00c9tat et du gouvernement : Juan Manuel Santos (depuis le 20 juin 2010), Parti social d&#8217;unit\u00e9 nationale Conflit arm\u00e9 interne Depuis cinquante ans, la Colombie conna\u00eet un conflit arm\u00e9 o\u00f9 des gu\u00e9rillas marxistes (notamment les Forces arm\u00e9es r\u00e9volutionnaires de Colombie \u2013 FARC &#8211; et l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale &#8211; ELN) disputent le pouvoir au gouvernement. 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Ces groupes correspondent \u00e0 des bandes criminelles financ\u00e9es par le narcotrafic et par des entrepreneurs, entra\u00een\u00e9es par l\u2019arm\u00e9e colombienne et soutenues par [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.cdhal.org\/es\/recursos\/colombia\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/pages\/Comite-pour-les-droits-humains-en-Amerique-latine\/154761649747\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.cdhal.org\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/CDHAL-banniere-facebook.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1200\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"675\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@CDHAL\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Tiempo de lectura\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"12 minutos\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/recursos\\\/colombia\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/recursos\\\/colombia\\\/\",\"name\":\"Colombia - Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2016-01-27T02:57:36+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/recursos\\\/colombia\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"es\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/recursos\\\/colombia\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/recursos\\\/colombia\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Bienvenido\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Recursos\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/es\\\/recursos\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Colombia\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/\",\"name\":\"Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/#organization\"},\"alternateName\":\"CDHAL\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"es\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/#organization\",\"name\":\"Comit\u00e9 por los Derechos Humanos en Am\u00e9rica Latina\",\"alternateName\":\"CDHAL\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"es\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/02\\\/CDHAL_favicon.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2025\\\/02\\\/CDHAL_favicon.png\",\"width\":512,\"height\":512,\"caption\":\"Comit\u00e9 por los Derechos Humanos en Am\u00e9rica Latina\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.cdhal.org\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/pages\\\/Comite-pour-les-droits-humains-en-Amerique-latine\\\/154761649747\",\"https:\\\/\\\/x.com\\\/CDHAL\",\"https:\\\/\\\/www.instagram.com\\\/cdhal.ddhh\\\/\",\"https:\\\/\\\/www.youtube.com\\\/user\\\/CDHALQuebec\"]}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Colombia - Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.cdhal.org\/es\/recursos\/colombia\/","og_locale":"es_ES","og_type":"article","og_title":"Colombia - Comit\u00e9 pour les droits humains en Am\u00e9rique latine","og_description":"[vc_row][vc_column width=\u00bb3\/4&#8243;][vc_column_text]Texto disponible en franc\u00e9s solamente Informations g\u00e9n\u00e9rales 51,4% de femmes ; 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