AccueilNouvellesAssassinat de Berta Cáceres : une tactique de retardement utilisée dans le procès de David Castillo

Assassinat de Berta Cáceres : une tactique de retardement utilisée dans le procès de David Castillo

La défense de David Castillo, exercée par Juan Sanchez Cantillano et Ritza Antunes, représentant.e.s des intérêts de la famille Atala Zablah, a utilisé une manœuvre dilatoire dans le but de libérer David Castillo en raison de l’expiration de sa détention préventive. Ritza Antunes représentait le major de l’armée Mariano Díaz, qui a été condamné pour l’assassinat de Berta Cáceres.

David Castillo a été emprisonné le 2 mars 2018. Le 2 septembre dernier, la durée prolongée de la détention préventive de deux ans et demi a expiré. Cependant, le procès contre lui n’a pas encore eu lieu en raison des tactiques dilatoires utilisées par sa défense et de la permissivité du système judiciaire hondurien.

Un exemple clair de cela est que l’audience préliminaire, qui aurait dû avoir lieu le 4 avril 2019, n’a pas été conclue à ce jour en raison des manœuvres de mauvaise foi de la défense de Castillo qui l’ont reportée à trois reprises. Environ un an et quatre mois se sont écoulés en raison de ce retard.

Ils veulent cacher la relation de Castillo avec la famille Atala.

 L’éventuel procès contre David Castillo démontrera le lien de Castillo en tant qu’employé de la famille Atala Zablah et leurs responsabilités en tant que déterminants du crime commis à l’encontre de Berta Cáceres. L’intention de la défense est qu’il n’y ait pas de procès, que Castillo soit libéré et que la justice n’atteigne pas la famille Atala.

Les preuves scientifiques, en possession du ministère public qui est dirigé par Oscar Chinchilla, sont claires et concluantes pour condamner Castillo pour avoir été le lien avec les auteurs matériels du crime de Berta Cáceres et Daniel Atala Midence, comme l’un des déterminants dudit crime.

Daniel Atala, sous la supervision de son père et de ses oncles, a autorisé des paiements pour surveiller, poursuivre, criminaliser et traduire en justice Berta Cáceres pour son opposition au projet hydroélectrique d’Agua Zarca, actions qui ont conduit à son assassinat. Le lundi 4 mai, une demande de citation à comparaître a été présentée au parquet contre Daniel Atala, directeur financier de la société DESA, pour les crimes de meurtre et d’association illicite.

Daniel Atala a autorisé les paiements pour la libération d’un tueur à gages engagé pour tuer Berta Caceres.

Le plan d’assassinat de Berta Cáceres a été forgé aux alentours d’octobre 2015, date à partir de laquelle les propriétaires de la centrale hydroélectrique, la famille Atala, ont déterminé la nécessité d’achever Berta Cáceres et le COPINH pour leur poursuite contre la centrale hydroélectrique.

Dans la région de Río Blanco, une première tentative d’assassinat de Berta Cáceres a été réalisée par un tueur à gages connu sous le nom d’Olvin Mejia Este. Ce dernier a été capturé en décembre 2015 pour port d’armes illégal et meurtre d’un habitant de Río Blanco.

Grâce aux manœuvres de Daniel Atala et de David Castillo, il a été libéré en seulement 4 jours pour poursuivre son engagement d’assassiner Berta Cáceres. 

Cette information se trouve dans le dossier judiciaire et d’enquête entre les mains du ministère public de Chinchilla. Cependant, Daniel Atala Midence n’a pas été poursuivi pour ce crime.

Source et photo : COPINH